
La gauche française a toujours été considérée comme un mouvement de résistance et de lutte contre l’oppression.
Cependant, pendant la Seconde Guerre mondiale, certains membres de la gauche française ont collaboré avec les nazis et leur régime de Vichy.
C’est un chapitre sombre de l’histoire française qui mérite d’être examiné en détail.
Dans cet article, nous allons examiner la relation compliquée entre la gauche française et les nazis, en se concentrant sur les figures clés impliquées dans la collaboration, les événements importants de cette période et les conséquences de cette collaboration.
Contexte historique : Occupation et régime de Vichy
Après l’armistice signé entre l’Allemagne et la France en juin 1940, la France a été occupée par les nazis et un régime de Vichy a été établi sous la direction du maréchal Philippe Pétain.
Ce régime était marqué par la collaboration avec les nazis et la persécution des Juifs et d’autres groupes minoritaires.
Le régime de Vichy a également joué un rôle actif dans la déportation des Juifs vers les camps de concentration.
Philippe Pétain et les pleins pouvoirs
Philippe Pétain était un héros de la Première Guerre mondiale et a été nommé chef de l’État français après la défaite de 1940.
Il a rapidement obtenu les pleins pouvoirs, ce qui lui a donné un contrôle total sur le gouvernement français.
Pétain a travaillé en étroite collaboration avec les nazis et a aidé à mettre en place le régime de Vichy.
Le 29 juin 1940, le maréchal Pétain, président du conseil accepte la proposition de Pierre Laval, vice-président du conseil depuis le 23 juin, et engage le processus de révision, en fait d’abrogation de la Constitution.
Le Parlement comptait à l’époque 846 membres, 60 députés et un sénateur (communistes) ayant été déchus de leur mandat en janvier 1940.
Le scrutin accordant les pleins pouvoir à Pétain a eu lieu le 10 juillet 1940, et en voici les résultats.

Sources : Olivier Wiéviorka, Les orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français, 1940-1945. Seuil, 2001.
Par ailleurs, conformément à une décision du Conseil des ministres, prise le 18 juin, d’envoyer ministres et parlementaires en Afrique du Nord.
27 parlementaires s’étaient embarqués le 20 juin sur le paquebot Massilia à destination de Casablanca, et ils n’étaient pas à Vichy le 10 juillet 1940.
Enfin de nombreux députés et sénateurs (149) n’ont pu ou n’ont pas voulu rejoindre Vichy ; ils sont classés parmi les autres absents dans les tableaux ci-dessous.
Lors du scrutin du 10 juillet 1940, quatre-vingts parlementaires seulement s’opposèrent au projet de révision de la Constitution.

Sources : Olivier Wiéviorka, Les orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français, 1940-1945. Seuil, 2001.

Sources : Olivier Wiéviorka, Les orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français, 1940-1945. Seuil, 2001.
Collaboration et trahison : Jacques Doriot, Joseph Darnand et autres
Jacques Doriot était un ancien communiste qui a créé son propre parti politique, le Parti populaire français (PPF), qui a collaboré avec les nazis pendant l’occupation.
Joseph Darnand était un autre collaborateur notoire, un des pires avec Doriot.
Le 17 septembre 1943, Darnand cosignait, avec Marcel Déat, Jean Luchaire, Georges Guilbaud et Noël de Tissot, un texte intitulé « Plan de redressement national français » et adressé au gouvernement français et aux autorités allemandes.
Un programme politique, qui constitue un « violent réquisitoire contre Vichy », et qui est largement inspiré de celui des nazis et vise à la création d’un parti unique et d’un État national-socialiste en France
Darnand a aussi créé la Milice française, une organisation paramilitaire qui a aidé les nazis à réprimer la résistance.
Il y avait d’autres figures clés impliquées dans la collaboration, y compris Pierre Laval, qui a été Premier ministre sous Pétain et a travaillé étroitement avec les nazis.
Léon Blum et le Parti communiste
Léon Blum était un leader de la gauche française et le premier Premier ministre socialiste de France.
Bien qu’il ait été emprisonné par le régime de Vichy, il a refusé de collaborer avec les nazis et est devenu une figure importante de la résistance.
Le Parti communiste français a également joué un rôle important dans la résistance, bien que certains membres du parti aient également collaboré avec les nazis.
Pierre Laval et la SFIO
Pierre Laval était un socialiste qui a servi sous Pétain et a longuement collaboré avec les nazis, il le paiera de sa vie à la libération.
La SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) était un parti socialiste qui a également été impliqué dans la collaboration.
Cependant, il y avait des membres de la SFIO qui ont résisté à l’occupation et ont été persécutés par les nazis et le régime de Vichy.
Conséquences de la collaboration : Procès et suites
Après la fin de la guerre, il y a eu une série de procès contre les collaborateurs en France.
Certains comme Laval, Darnand et d’autres ont été exécutés, d’autres emprisonnés et d’autres ont fui le pays.
La collaboration a laissé une cicatrice profonde sur la société française et a été un sujet de débat et de controverse depuis la fin de la guerre.
Leçons à tirer et débat sur le rôle de la gauche française
La collaboration de certains membres de la gauche française avec les nazis est un chapitre sombre de l’histoire française.
Cependant, il est important de se souvenir que la gauche française n’était pas monolithique et qu’il y avait des membres qui ont résisté à l’occupation et ont travaillé pour libérer la France.
La collaboration doit être étudiée pour comprendre comment cela a pu se produire et comment éviter que cela ne se reproduise à l’avenir.
Ce qui est regrettable aujourd’hui est que beaucoup de personnalités de la gauche Française soient devenus complètement amnésiques.
En effet, ils ont l’air d’oublier le passé abject de certains des leurs, quand ils qualifient les patriotes français de fascistes et d’autres termes du genre.
Quant à l’excuse qui est martelée en permanence, et qui consiste à dire que les députés et sénateurs qui ont voté les pleins pouvoir à Pétain, l’ont fait car ils étaient sous le choc de la défaite, est trop facile.
Tous n’ont pas eu ce comportement, beaucoup de parlementaires ont quand même refusé de se soumettre au tyran.









One Response
Notre pote Malhuret. Était maire de vichy. Il a dû être empoisonné dans son biberon, pour aimer son prochain. Et devenu médecin. Whow à non,